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MangakaDine : bisous òa poulette! Les vacances d'été, ça me fait penser à toi...
Nolita : hey ma Dine tu dois être toute bronzée traitre, j'ai envie de soleil...!
aphone : Chômeuse !
nolita : rolala j'ai paz d'inspi ces tps ci...pourtant faut que je gratte avant la rentrée!
Cartoline di Natale : C'est toi?.. tu es tres belle.. ;)
nolita : bjr toi, il y'a des photos de moi ds ce joueb, mais la photo ci contre, non ce n'est pas moi, c'est vrai qu'elle est très belle ;) bizou!
ryne : [Lien]
ryne : j'suis passée sur mon blog de nouvelles et j'ai vu ton mot dans les blabla, j'sais pas quand tu l'as ecris donc j'te redonne mon adresse au cas où. Bizous
Anonyme : Merci poupette!;)
Mercatini di Natale : Moi aussi j'aime y je préfère beaucoup la nuit!!
Aphone : Ca m'a fait enormement plaisir de te voir samedi soir, tu m'as bien fait rire !! Gros bisous, à une prochaine j'espère !!
nolita : Moi aussi j'ai bien rigolé avec vous, j'étais un peu impressionnée devant tout ces gens...j'suis contente d'être venue, à très bientôt ;)

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Discussions actives
Lundi 26 Mai 2008
J'aime pas facebook.

C’est pas sensé être d’utilité sociale ce site de merde ? Non parce que si j’ me mets à me prendre la tête pour un site où va-t-on ?!!! Sacha me dit

« Heyy j’me suis inscrit sur facebook » et me balance le lien. Je réponds

« Ahah j’suis pas inscrite j’peux pas ouvrir ton lien » pfff.

« Pas grave, tu regarderas chez moi ». Vlan.

Mais non, je ne suis pas d’une patience à toute épreuve. Jusque là j’avais pas encore vu l’intérêt d’inscrire mon nom sur ce que je considère comme un site de merde, mais du coup, pourquoi pas. En fait c’est plus pour scruter le nombre de trop belles gosses qui allaient ajouter Sacha en ami que pour voir ces vidéos que j’avais déjà vu en vraies. Et voila que je me torture à regarder tous les jours les 15 personnes qui viennent s’ajouter sur la page de Sacha.

« T’as trouvé beaucoup de gens dessus ? »

« Ouai nan, des gens que j’aime pas ».

Et puis j’ai été un peu rassurée quand j’ai vu qu’il s’était mis en couple sur son statut. Sauf qu’il a pas mis mon nom ! puffff… J’aime pas facebook.

Quand on arrivera aux 5456587 personnes qu’il aime pas je déciderais de ne plus aller fouiner sur cette page maudite.

Bordel.

 

PS : Vendredi j’ai mes résultats de partiels, je sens ma mort venir…

Ecrit par nolita, à 13:43 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 15 Mai 2008
Waiting.
--> Comment avoir mal au crâne.

Mercredi 7 mai

- je sors d’exam.

Ouai dur…

 

J’ai une tension de 15 au moins, Melou propose un repli stratégique dans son petit appart avec du melon ou de la pastèque pour fêter ce glorieux partiel. Ça se refuse pas. Il fait 40° et j’ai des bottes fourrées. ( ???)

J’avoue, j’ai merdé les révisions cette année. J’ai réalisé seulement une semaine avant les partiels que j’avais rien branlé. Alors j’ai assuré en révisant la veille pour le lendemain cinq fois de suite, pour l’anglais, pour la socio politique, l’histoire des arts, l’histoire antique et la médiévale. J’ai découvert des capacités de mémoire insoupçonnées. Je sais pas si on peut se rendre compte sans l’avoir fait, mais ça use les neurones. Je sais pas où j’ai pu caser les centaines de dates que j’ai ingurgité en vingt quatre heures, mais j’espère que ça suffira pour sauver les meubles. Je me mords les doigts.

Au moins cette année j’ai pas perdu mon portable dans le tgv.

Chaque journée passant, j’avais la nostalgie de l’année dernière. Des souvenirs, des cicatrices mal soignées, et tout cet espoir qui bouillonne dans mon ventre avec le beau temps et le profil des vacances, …et Sacha transformé.

Je m’affale sur son canapé en lui disant Ô combien je suis un boulet, et Ô combien j’allais me tirer une balle si je passais les rattrapages, elle me dit « mais non, tiens écoute Linda tu vas kiffer ».

Et elle me passe en entier l’album de Linda Lemay. Ok, j’étais réticente. Et puis elle me dit « y’a une chanson pour toi » et elle me fait écouter, voila, c’était ma révélation du jour.

J’avais trois exams, le lundi aprem l’histoire des arts, le mercredi matin à 8h30 et pareil le vendredi. J’étais carrément angoissée parce que je déteste apprendre au dernier moment des cours que je traine depuis trois mois. Surtout quand ça m’intéresse. Et malgré mon angoisse j’étais sereine pour une chose : j’étais heureuse avec Sacha et l’idée de commencer l’été, libre de tout, sans aller retour à Lille, ça soulageait du reste. Il m’envoyait des textos et m’écoutait stresser au téléphone gentiment en me rassurant, et ça me rassurait.

Ecrit par nolita, à 14:07 dans la rubrique "Actualités".
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Back to black
--> 30° et il recommence à pleuvoir...

Trois jours de merde.

Pleurer encore, encore, encore.

Il m’a prise dans ses bras, m’a dit « c’est rien, je t’aime quand même ».

Quand même.

Puis il a dit « les filles je les regarde pas, y’a que toi ma puce, en plus depuis que j’suis avec toi y’a des danseuses qui viennent me parler, mais je m’en fou. »

Ok!... garde la pèche.

« T’inquiète pas on se voit ce soir ma puce ok ? » Bah oui…

J’ai reniflé un bon coup, j’ai fait un un fuck mental à toute la terre et un bisou sur ses lèvres… j’ai fait quelque pas vers la sortie de la gare. Je me suis retournée en attendant que le train parte, il partait pas. J’ai bien du rester trois minutes à le regarder de loin.

J’ai été repêcher mon portable au fond de mon sac et y’avait un message de Presc. Ma copine des couches culottes avec qui j’ai fait les soirées les plus mémorables, même si on se voit deux fois par an. J’lui ai dit que j’étais en vacances et que ça commençait genre super mal. Elle m’a dit qu’elle passerait me prendre dans l’aprem et qu’on sortirait ce soir et tout et tout. J’ai répondu que je verrai Sacha ce soir. Amen. J’aurai voulu partir voir Melou à Lille, mais j’devais voir Sacha.

En marchant les dix bornes qu’il y’avait entre la gare et chez moi, à midi pétante en plein soleil avec des tongs bien sur et un bout de verre dans le pied je me rendais compte que mes résolution de femmes détachées libre et indépendante étaient pas prêtes d’être mises en pratique. J’ai chassé d’idée de ma tète.

Presc est passée me chercher et on s’est posé au bord d’un petit lac plein de canards, au soleil, et on a papoté. On a rejoins petit Jason, que j’avais pas vu depuis mes déboires ‘sexuels’ de l’an dernier à l’époque de ma débandade sentimentale. J’étais contente de le revoir. Tout allait bien, je racontais ma vie, on buvait du coca congelé sur la terrasse de Presc, tout allait bien. Mélanie, la pote à Presc nous a rejoins et en tant que Célibattante à la Bridget Jones elle me demandait pourquoi, enfin pourquoi j’étais totalement lobotomisée par ce mec et je lui expliquait le pourquoi du comment j’étais (toujours) avec, en me persuadant moi-même de la véracité et de la légitimité de mes dires.

Vers 19h Sacha m’appelle, je disparais cinq minutes, et je reviens sur le point de chialer. Je leur explique qu’il vient de me dire qu’on se verrait pas ce soir. Ils me regardent sans réagir, et j’explique pourquoi ce soir c’était important. Je demande à Presc de me ramener, je vais plomber l’ambiance avec mon air sinistre, et ils s’exclament que non, je serais plus sinistre encore chez moi, reste, tu vas rien plomber c’est nous qui allons te remoraliser. J’enchaine trois sky en dix minutes et je me sens plus calme. Je reste jusqu’à dix heures et Presc fini par me déposer chez moi avec Jason. Elle me prévient « surtout tu décroches pas, tu attends d’être zen, tu rentres, tu te reposes, tu verras dans quelques jours, et puis le célibat c’est mieux toute façon ! » et Jason qui rajoute « surtout pour sortir en boite ! »

C’est à ce même moment que j’entends la sonnerie de Sacha résonner dans le fond de mon sac.

Je décroche aussitôt.

Ecrit par nolita, à 13:55 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi 29 Avril 2008
L'autre corps,
--> et ma haine révoquée

J’ai embrassé ma mère un grand sourire sur la face, le cœur léger de partir sans angoisses. Une légèreté trop rare.

.

Je suis montée dans le train. J’ai gravi les quelques marches qui menaient au deuxième étage et je me suis assise au hasard. J’ai posé mes fesses à cet endroit, sur un siège moelleux et j’ai levé les yeux. Ils ont atterri sur ça.

Mes yeux ont atterri malencontreusement sur elle ! La pute de Sacha !

Non, j’aurai pas pu choisir un autre wagon, j’aurai pas pu choisir l’étage en dessous ou le sens envers de la marche, je me suis posée là, machinalement, bêtement, sagement et je n’ai pas bougé. J’aurai pu à la limite me relever comme je me suis posée, aller m’asseoir ailleurs.

Mais non.

J’me suis trouvée pétrifiée sur mon siège comme si le mal personnifié venait de m’apparaître, et au lieu d’une haine incontrôlée qui m’aurait sûrement poussé à me jeter sur elle pour lui arracher les yeux, les cheveux, la tète et cracher sur le reste (je m’arrête là…), je me suis retrouvée figée par le nombre effrayant de questions que j’aurai voulu lui poser… que j’aurai pu lui poser peut être si le sentiment animal que je viens de décrire ne me tenait immobile. J’étais hypnotisée par cette impression agaçante de ne pas la reconnaître ou de trop la reconnaître. Je suis certaine que si ce n’était pas elle, si j’avais confondu, je n’aurais pas bloqué comme je l’ai fait

…parce que j’ai complètement bloqué.

« C’est bien toi la grosse pute que mon mec a baisé dans sa voiture ? »

Elle avait des énormes lunettes pare-brise de pétasse qui lui cachait la moitié du visage. Alors j’essayais de déceler dans mon esprit le moindre souvenir de sa gueule de pétasse, mais ça restait confus. Trop pour que je détache mes yeux de sa tète. J’étais pile en face d’elle et je l’observais fixement avec l’expression hargneuse d’un pitbull mal dressé. Ça doit surprendre.

Je ne voyais pas ses yeux. Heureusement. C’est peut être ça qui manquait à mon portrait recognitif. C’est sûrement pour ça que je trouvais le tact incontrôlé de la regarder avec autant d’insistance. Si j’avais perçu son regard à travers son masque en verre j’aurai sûrement détourné les yeux. Mais elle devait voir les miens, et si c’était bien elle, si elle avait gardé en mémoire le visage que j’avais l’été dernier à coté de Sacha, le souvenir de mon visage et l’image de nos deux êtres l’un a coté de l’autre, je devais peut être, effectivement, lui paraître malveillante.

Alors c’était peut être bien elle parce qu’elle a fini par se lever et sortir du wagon. J’ai tourné les yeux vers la vitre.

 

Je me demandais si c’était bien elle. J’étais triste parce que je ne la trouvais pas moche. Je voulais la trouver moche, et j’avais réussi à reconstruire une image d’elle beaucoup plus moche que ça. D’ailleurs je n’avais pas vraiment de souvenir de sa tète puisque la seule fois où je l’avais vu j’étais occupée à détester Esther de tout mon être et je n’avais pas prêté attention à elle, je l’avais trouvé banale, un peu débile comme j’ai tendance à trouver les gens qui ne me paraissent pas intéressants, et je partais du principe qu’elle n’avait pas d’intérêt puisque c’était la pote d’Esther. Bref je gardais un souvenir particulièrement mauvais de cette rencontre, et surtout, le fait que Sacha ait pu être attiré par cette fille sans même que je m’en doute, que je le redoute, que je m’en rende seulement compte, c’était peut être la pire chose que je retenais. Je regardais le paysage défiler et j’avais envie de descendre, de lui enlever ses lunettes pour la faire parler, observer ses yeux, l’écouter parler… lui exprimer le dégoût qu’elle m’inspirait et que je n’avais pas su faire sentir a Sacha à cause de tout cet amour qui lui barrait la route. Je m’auto flagellais d’images incisives, l’image de son corps assis face à moi quelques minutes plus tôt, et l’image du corps de Sacha imprimée dans ma chair, l’image de ces deux corps d’un contre l’autre et l’un dans l’autre. J’étais mal. Et malgré tout pas si mal que ça. Comme si ces images venaient d’un autre monde et d’un autre temps, le temps où il n’était pas à moi, ou j’avais à souffrir de ça. Et j’ai pensé à lui tel qu’il m’apparaît aujourd’hui, j’ai imaginé cette histoire comme celle d’une autre relation, d’une relation terminé, d’un autre homme. Le train est arrivé en gare. J’ai descendu les escaliers. Elle était assise sur un strapontin. J’étais debout face à elle. Je la regardais avec autant de mépris que mon expression me le permettait. Elle n’avait plus ses lunettes. Elle paraissait plus grande que dans mon souvenir. J’aurais voulu la reconnaître. Et j’aurai voulu la trouver difforme.

Ca me rassurait au fond. De ne rien ressentir. Haïr quelqu'un c'est un peu se haïr soi-même au fond...Ca voulait dire que c'était fini.

Je suis sortie du train, un grand soleil chauffait la gare

... et j’ai essayé de penser à autre chose.

Ecrit par nolita, à 14:26 dans la rubrique "Actualités".
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Lundi 21 Avril 2008
A pale Sunday

Il n’est pas froid, il n’est pas chaud non plus. Il a cette beauté impassible qu’on caresse du regard sans oser y poser la main. Il a un visage en cire et l’expression lointaine, la texture souple d’une statue vivante et le silence vibrant d’un portrait romantique dont les yeux sourient sans ciller. Son regard parle pour lui, et cette tension qu’il dégage et qui déstabilise, qu’on redoute d’inciter.

 

Quand on pose les yeux sur lui, qu’on se concentre un peu il y’a tout ce bleu qui nous submerge, ce bleu sombre et profond qui déshabille. Quand on laisse glisser une main sur sa joue creuse, avec ses pommettes qui restent là, sous ses yeux bleus, comme des reliques de son visage d’enfant, on glisse les doigts sur sa barbe blonde dont la repousse scintille à la lumière et ça fait comme des paillettes sur son visage.

Et j’aimerais le regarder sans m’arrêter. Le regarder c’est exister, et rien d’autre. C’est voir, sans bruit, le ciel de ses yeux, sans pensée, sans pleurs, c’est juste son image qui bouge. C’est scruter le moindre battement de ses cils immenses et attendre que ce bleu inquiétant se pose sur moi. C’est capter son regard et me plonger dans cette fascination idiote et dangereuse et pendant quelques minutes sourire, soupirer, respirer sa beauté encore jusqu’à baisser les yeux.

 

Et me taire. Et  fermer les yeux. L’écouter respirer et m’endormir enfin.

Ecrit par nolita, à 18:46 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 10 Avril 2008
Ces raisons qui me portent...
--> Et ce stupide espoir.

.

.

Ca t’énerve.

 

De l’entendre penser à voix haute. Que celle que tu tenais dans tes bras une seconde, muette et abandonnée, près d’un sommeil réparateur, se réveille à nouveau, et parle. Parce que tu étais bien, tu la tenais au chaud, mais elle bouge, elle pense, et surtout : elle ne dort pas.

 

Ça t’agace.

 

Qu’elle ne soit pas docile quand tu es au bord du sommeil. Marre de penser. Le sommeil enfin.

Une cigarette.

Le monde ne s’arrête pas au bord du sommeil. Le cerveau fonctionne encore. Merde, pourquoi le sien ne s’arrête pas cinq minutes, le temps de s’endormir.

Ne pas pleurer.

Et puis ces choses non quantifiables, non palpables, toutes ces choses qui ne se comptent pas, ne s’effacent pas, ne se règlent pas. Les mots perdus. Ces verbes salvateurs qui s’échappent. Et les caresses qui ne sont pas des mots. Frotter une blessure sur l’autre, la tienne sur la mienne, ne les guérira pas. Elle se donne, toute entière, son corps, son esprit…puisque son amour ne suffit pas. Et au moment de dormir les griffures et les plaies qui saignent, on se barbouille de sueur et sang. Ça réchauffe un peu. Parce que quand elle est sans lui, elle dégouline de pleurs, elle se regarde, à moitié nue et sale de cet amour inconstant, amochée de partout, elle le hait, à ne plus trouver d’excuses, juste la rancœur, la peur et toutes ces larmes inutiles. Dégueulasse.

Et elle se perd à vouloir retrouver sa présence, parce que la fuite c’est être sans lui. Elle se traine en maudissant la torture qu’elle s’inflige, sous prétexte d’amour, se maudit d’être lâche et si faible.

.

Et d’aimer son bourreau.

Ecrit par nolita, à 15:36 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi 01 Avril 2008
But something happened
--> For the very first time with you

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Olalala ce que j’peux écrire comme truc affreux quand j’tape une déprime ! J’étais limite énervée sur les bords ce jour là.

Ca va mieux sinon…

Nan j’sais pas quoi dire.

J’passe par des phases d’espoir inespéré, et des phases de décomposition chroniques pour des petites choses…des trucs idiots mais qui me touchent plus qu’ils ne devraient.

On parle. J’adore.

J’adore parler avec lui et être d’accord avec lui. Me dire qu’il nous est possible d’échanger des idées, de partager ces idées…je sais pas, juste ne plus me sentir seule face à lui. Parce que j’avais froid avec lui, quand j’étais mal, j’étais seule. Il pouvait me prendre dans ses bras et m’embrasser j’étais encore plus seule. Et on arrive à parler. Un peu. C’est déjà beaucoup.

 

Des fois je me demande à quelle phase on devra s’attaquer quand on aura épuisé les ressources de la communication. C’est mon dernier plan. On est passé par toutes les phases. Finalement ça nous fait grandir, je me cherche, je le cherche et je réfléchis, et je sais qu’on peut être heureux quelque part.

 

Et j’ai senti son amour pour de vrai, je l’ai senti parcourir son corps jusqu’à ses doigts et traverser ma peau…pour de vrai. Y’a cette barrière qui s’est cassé encore un peu, et j’ai pu effleurer cet amour juste une seconde…  c’était magnifique. j’ai respiré à plein cœur, comme pour en garder un peu pour après. Je cherche depuis tout ce temps. J’ai senti comme c’était beau et comme ça brillait. Tous ces efforts qui n’étaient pas vains. J’en avais les larmes aux yeux, comme si c’était un miracle.

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- On fait un pèlerinage, on traverse le désert, on emprunte chacun notre propre chemin…et quand on se sera trouvé mon amour, on sera inséparable.

- On est déjà inséparable ma puce…

- C’est vrai, t’as raison.

Ecrit par nolita, à 20:19 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi 19 Mars 2008

Il dort sûrement

Et moi j’espère qu’il appelle. Au fond j’y crois plus du tout.

J’crois plus à rien.

J’en suis rendue au même point qu’il y’a un an. Plus de force.

Et il doit dormir. S’il dort pas c’est qu’il cogite à la façon dont il va me larguer pour la troisième fois.

 

J’me lève à 7h demain.

Et non j’suis pas à plaindre. Je vais mal, mais j’ferais mieux de pas me plaindre. Pour qu’il s’inquiète de moi il faudrait à la limite, au moins, que j’sois scarifiée, que j’sois droguée, que j’fasse une TS ou que j’me fasse interner dans un hôpital.

Mes problèmes bassement humain il s’est branle, et j’me demande pourquoi ça me rend triste. j'peux pas le comprendre en plus, mes parents sont pas divorcés, j'suis pas droguée, et j'passe pas mes journées avec des foculs nombrilistes. C'est pas comme si ma grandmère était en train de crever, ma mère alcoolique depressive, et que mon père se saignait pour me payer des études sans avenirs qui me conviennent absolument pas. Il comprends que ce qui le touche. J'peux pas lui demander de me comprendre, il me consacre déja beaucoup trop de temps sans que j'le passe à me plaindre.

J’voudrais lui écrire, là tout de suite, que c’est pas la peine, qu’il avait raison, qu’on a rien à faire ensemble, que j’lui fait perdre son temps, qu’il me le fait comprendre sans le vouloir bien sur, mais pourquoi j’serais diplomate avec lui, pourquoi j’devrais encore m’inquiéter de pas le vexer ? pourquoi j’pourrais pas prendre mon putin de portable là maintenant et lui dire d’aller se faire enculer, d’aller se branler tout seul, se sortir de ma tète, de plus me toucher, de plus me détruire parce qu’au fond c’est qu’une sous merde, qu’il devrait même pas avoir traversé mon existence.

Et j’me taperai bien la tète contre les murs si j’avais la force….

Et j’me lève a 7h demain.

Et faudrait que je l’appelle, que je lui dise courage, parce que sa vie est dure. Que j’suis pas à plaindre putain. Ma vie est cool, j’suis super comme fille, mais putain je ferai mieux de me pendre que de devoir encore sourire demain. Et j’voudrais lui dire là. Ne pas me lever demain, dormir jusqu’à ce que ce soit fini, oublié, ne pas être là à écrire, ne pas me forcer à croire que demain j’aurai oublié.

 

Et si je reste avec lui, c’est juste que j’veux pas voir la réalité, j’veux pas passer cet été chez moi, avec ma mère, j’veux pas la retrouver pendue, elle ou moi, j’veux pas voir ma sœur pleurer, j’veux la voir rire, j’veux pas me dire que j’suis enchainée à tout ça.

J’peux plus m’empêcher de penser du mal de lui, me dire que j’veux être heureuse avec lui, attendre un texto comme si c’était un effort suprême de sa part. je gueule pas avec lui, je pleure. J’veux oublier que j’le déteste, des mille fois ou j’ai chiallé dans son lit, que j’me suis torturé toute seule en restant avec lui, en croyant qu’il me consolerait, il m’a jamais consolé, il m’a refaite pleurer encore et encore. Pourquoi ? je lui ai rien fait ! il m’a détruite de l’intérieur, il m’a baisé comme sa pute, comme si c’était ça faire l’amour pour lui, comme s’il m’avait violé, et je voulais qu’il me viole en espérant qu’il me fasse l’amour.

J’veux plus le voir, j’veux plus qu’il me touche.

J’voulais juste entendre sa voix, je croyais qu’il me manquait. J’ai juste eu l’air déçue de devoir raccrocher, il voulait s’énerver. C’est con. J’voudrais lui dire que j’le déteste…j’veux pas pleurer toute seule. Pas pour lui.

Il saura jamais ça…

J’veux plus aller dans son lit, j’lui en veux trop. J’peux plus lui pardonner. J’espère plus rien de lui. Il est à l’image de ceux qu’il fréquente. J’veux pas de cet univers. Elle avait raison « l’air est pollué ».

 

S’il voyait ça, il verrait de la haine, il serait pas triste. Il s’inquiéterait pas.

 

J’veux pas rentrer chez moi. J’sais plus où aller.

J’veux plus penser.

Plus penser.

 

J’veux dormir.

Ecrit par nolita, à 00:23 dans la rubrique "Actualités".
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Lundi 17 Mars 2008
La loi d'amnistie.

Il boit du café senseo carte noir le matin en fumant une clope.

Il adore manger des sandwichs avec de la salade du curry et du jambon fumé. 

Il s’installe toujours dans le sens de la marche quand il prend le train.

Il ne met jamais de veste ou de manteau.

Il déteste le bruit des ongles.

Il préfère dormir sur le ventre et ne fait aucun bruit en respirant.

 

Et j’aime…

Quand je l’entends rire au téléphone en soufflant sa fumée de cigarette.

Quand il se colle à moi la nuit en dormant.

Apprendre quelque chose qui me fait penser à lui et penser que je pourrais lui répéter…

 

…..Et j’voudrais tout reprendre à zéro. J’voudrais aspirer les pensées qui m’assaillent, tout ces souvenirs assassins qui ruinent la sérénité que je trouve auprès de lui et dont j’ai besoin. J’voudrais savoir passer au dessus de ça.

Si je pouvais oublier la rancœur, la souffrance  et cette incompréhension qui se dressent comme un mur chaque fois que j’y pense.

 

Au point où j’en étais, j’étais persuadée de réussir à faire un tableau blanc.

Le traumatisme et la peur ne me laissait plus voir que sa douceur, ses yeux bleus, ses baisers… j’étais prête a y laisser ma fierté et plus s’il revenait vers moi. Tout ce qu’il pouvait me reprocher, ma personnalité, mes faits et gestes, tout, j’étais sure de pouvoir tout contrôler, d’être une autre personne s’il le fallait, si je pouvais le récupérer.

Je ne pleurerais plus, je ne me plaindrais plus, le monde pourrait s’écrouler que je sourirais encore s’il était avec moi.

Pourtant, j’ai beau avoir décidée formellement, m’être juré à moi-même de profiter de chaque minute avec lui comme si c’était la dernière, ne plus jamais passer une minute a souffrir avec lui, être heureuse tout le temps en pensant qu’il pourrait ne plus être là, m’imprégner de son parfum comme s’il était en édition limité et que quand il se serait évaporé il ne me resterait qu’un pale souvenir de cette odeur… comme si chaque minute était une petite mort, je suis toujours hantée.

Chaque fois que je dis un mot de travers je le vois me sourire comme pour m’excuser et dire « c’est rien » avec ses yeux. Ça refait surface et j’y peux rien. J’ai mal, je me blottis contre lui en fermant les yeux et en pensant que je suis avec lui, je le serre pour sentir son corps encore plus fort.

J’voudrais lui demander sincèrement si j’en avais le courage ce qu’il en serait si on inversait les rôles :

.

«  Si on faisait comme si c’était moi qui avait embrassé un blond à une soirée, comme ça…après avoir un peu bu, pendant une seconde de doute. Et si je te l’avais annoncé quelques jours après, en regrettant... et que je t’avais largué encore un peu après pendant une seconde de doute ?

Et si j’étais revenue le lendemain en m’excusant… embrasser c’est pas vraiment tromper…

On aurait continué...

Si je t’avais dit que tu ne savais pas me toucher, que j’étais frustrée avec toi, si je t’avais annoncé un jour que j’avais couché avec un autre mec, parce que je doutais, que je savais plus trop où j’en étais, si j’étais allée baiser avec lui, un inconnu, si tu l’as vu, on a fait un poker avec lui, pas terrible… dans sa voiture, comme ça…il m’a touchée, deshabillée, il m’a tenue contre lui, il est entré en moi, il a frotté son corps contre le mien… toi tu étais quelque part, tu faisais quelque chose...

Si j’avais pleuré dans tes bras en m’excusant, en disant que je regrettais, oublions, c’était une erreur. Je t’aurais demandé pardon. Et je t’aurai dit que tu étais l’homme de ma vie, j’avais compris maintenant,  je me ferai pardonner…

Et puis merde, arrête de pleurer ! T’es pas heureux avec moi ? J’suis si affreuse ? Je fais des efforts, t’as pas le droit de penser des choses si méchantes de moi… N’en parlons plus.

Et pendant tout ce temps je t’aurais donné de bonnes raisons, et surtout que je t’aimais.

J’aurais fait remarquer  de temps en temps que quand même, t’es pas facile à vivre, quand même c’est un peu ta faute, c’est vrai, t’es sensible, tu pleures un peu pour rien et puis ce que t’as vécu avant je m’en fou un peu j’y suis pour rien…c’est pas a moi de soigner tes blessures, je t’aime et c’est déjà beaucoup.

Et si un soir, un moment de doute, si j’avais craqué. Si j’en pouvais plus, si j’étais fatiguée, épuisée, perdue, si je savais plus quoi faire, quoi te dire, si je te quittais, te mettais dehors, sur le trottoir, si je voulais plus t’entendre, si j’avais besoin d’être seule et qu’il me fallait de l’air ?

Si je te rappelais le lendemain ?

Si je te disais pardon, je t’aime, je reviens.  T’inquiète, on va se marier et avoir des bébés.

Alors d’une voix soulagée, t’aurais répondu « moi aussi je t’aime, c’est rien »…  »

Arf, et mes amis ne veulent plus entendre les récits détaillés de mes péripéties sentimentales… Oui je sais très bien me convaincre que j’ai raison d’être avec lui, mais non c’est pas un salop ! Il m’aime, ça peut tout cautionner.

J’essaye d’éviter leurs regards navrés, leur regard qui me rappelle les 14567fois ou je leur ai balancé des textos désespérés pendant la nuit… des milliers de fois ou j’ai pleuré, et qu’ils m’ont rassurés. J’essaye de pas leur reprocher de ne plus y croire.

Alors je regarde en avant, en arrière, en face. J’essaye de pas trop regarder quand même. J’essaye de ne plus penser qu’aux raisons qui me faisaient espérer son retour.

Et je me noie dans ses « je t’aime » et ses câlins, je m’imprègne de ces moments fragiles et éphémères… puisque j’ai oublié mes valeurs, mes rêves et ma raison…pour ça…

Puisqu’il n’y a qu’en ça que je peux croire.

Ecrit par nolita, à 19:22 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi 07 Mars 2008
Hysteria

J’ai claqué la portière.

BAM.

 It's bugging, grating me
And twisting me around
Yeah I'm endlessly caving in
And turning inside out

Y’a eu 36échos de ce BAM dans ma tète. J’en avais le vertige. Les dents serrées, et du froid tout autour de moi. Un gros bloc de haine et de rage dans la gorge, ça gonflait tellement que ça allait surement m’étouffer. J’ai marché lentement vers mon immeuble, et j’avais toute ces cris en moi…des « reviens » épars que je ne pensais pas.

Non j’avais juste mes câlins inassouvis et mon besoin de sommeil qui resterait là parce qu’il n’y avait que dans ses bras que j’avais sommeil.

Y’avait juste un grand trou qui venait de s’ouvrir sans prévenir, un grand trou noir qui m’aspirait. Je me suis laissé tomber.

J’ai appelé Tony.

Il m’a dit qu’il arrivait.

Je suis montée chez moi. J’ai posé mes peintures par terre.

Mon père m’a considéré et « Qu’est ce qui se passe? »

J’ai lâché un « rien » rocailleux.

Ma mère, ma sœur et son copain sont arrivés dans l’entrée où j’étais prostrée. Je les regardais sans rien dire et toute ma gorge a fondue dans un pleur retentissant.

Je me suis mise à hurler, insulter, cracher, vomir…

Ma mère s’est mise à pleurer parce que je pleurais. Ma sœur et son copain me regardait avec dépit.

Mon téléphone sonnait, Tony et ses potes étaient paumés. Ma sœur les a guidé. J’ai réenfilé ma veste et j’ai repris mon sac. Je voulais au plus profond de moi revenir une heure avant et qu’on nous redépose devant chez lui. Je voulais l’embrasser et me blottir contre lui. Et plus je grelottais sur le pas de mon immeuble, plus ma mère me rassurait, plus de réalisais à quel point j’étais paumée.

Je suis montée dans la voiture de Tony, et j’ai fixé la vitre jusqu’à Paris. Son pote passait le bafa le lendemain, je lui ai donné des idées de Sacha pour écrire sur sa feuille.

Je me suis affalée sur le canapé du salon. Mon cerveau ne répondait plus et je me suis endormie. Quand les potes de Tony sont partis j’ai été réveillée par la porte. Je dormais depuis une heure. J’ai regardé autour de moi, je ne savais plus où j’étais. Tony m’a caressé le front en me demandant si je voulais un doliprane ou de l’eau. J’étais enfouie sous une couette, j’ai dis non et j’ai refermé les yeux. Mais au lieu de ça je me suis remise à pleurer.

Il jouait avec son frère à Assasin’s creed. J’ai pleuré pendant dix minutes sur la jaquette en pensant que j’aurai pu jouer avec Sacha. Je pensais à son corps, je voulais qu'il m'embrasse encore le front...

Tony s’est assis à coté de moi en me prenant la main et il m’a faite parler. Il y’avait son chat qui venait se blottir contre moi, et je me disais que je ne verrai jamais les bébés de son chat à lui. J’ai parlé jusqu’à cinq heure du mat sans jamais parler de Sacha. J’ai parlé de tout et de rien, j’ai raconté toute ma vie.

Il devait aller bosser à 8h. A 7h on est sorti.

J’avais les yeux explosé, j’avais le crane explosé et rien envie de faire. La seule chose qui me faisait bouger c’était de songer à mon lit à Lille et d’y rester des heures et des heures.

Je me suis trainée dans le RER à sept heure jusqu’à Chatelet. J’ai repris un Rer pour Paris nord et j’ai acheté mon billet. Je chialais dans le rer, dans le métro, dans le tgv…partout je me liquéfiais. Et puis je me suis barricadé dans ma chambre et j’ai dormi.

.

.

It's holding me morphind me
And forcing me to strive
To be endlessly cold within
And dreaming i'm alive

Je ne sais pas sur quelles ressources physiques je vivais, pas mangé depuis plus de 24h, pas dormi depuis plus de 48h, quelques heures dans la semaine, je sentais mon pouls dans mes oreilles et si j’arrêtais de bouger je sentais mon cœur dans mes membres.

Je m’infligeais tout ça, ou plutôt je subissais sans broncher. J’étais réduite à ça.

Mes yeux se fermaient tous seuls et je faisais un effort surhumain pour me retenir de pleurer.

Mélène m’a posé devant chez moi

« Ça va aller puce ? »

« Oui, j’vais dormir t’inquiète pas. »

J’ai eu l’air convaincante.

Mais il ne rappelait toujours pas. Plus le temps passait et plus je me projetais dans cet avenir sans lui, ou rien ne m’apparaissait, un noir béant et froid…et la seule chose qui me faisait encore tenir debout c’était cet infime espoir, stupide et lâche, de le voir m’appeler ce soir.

Je m’étais trainé dans le RER, dans le TGV, le métro, l’amphi d’histoire des arts…j’avais littéralement inondé mes notes dans l’aprem en envoyant des textos à Gauthier. J’aurai du être forte, j’étais juste perdue, le bien ou le mal je m’en foutais, je pleurais tout ce que j’avais encore d’eau en moi sous les yeux effaré des gens qui m’entouraient.

«  Il va t’appeler ».

Il me restait juste ça.

 

Depuis que j’avais claqué la portière j’étais enfermée dans une cellule. J’étais emmurée entre quatre murs en attendant qu’on me mène à l’échafaud pour m’abattre.

Tony m’avais tenu la main inlassablement pour m’empêcher de pleurer mais sa main à lui n’avait pas sa douceur, sa forme. Elle m’était inconnue. Tout m’était étranger en dehors de lui. Et je ressassais tous les détails qui me reliaient à lui. Je chialais tout ce que je pouvais, tout ce que j’étais encore capable de fournir en énergie. J’avais fermé rideaux, volets, plus une lumière, juste mon téléphone a portée de main et des mouchoirs. J’avais chaud et froid, mes joues et mes yeux me brulaient et je m’évadais dans des scénarios où il venait me rejoindre à Lille et me prenait dans ses bras.

Est-ce qu’il ne m’aimait plus ? je ne pouvais pas l’imaginer si je l’aimais encore plus que tout. Tony à 3h du mat, désespérant de me voir m’endormir me disait « qu’est ce qui t’anime ? »

« Rien ».

Je pensais envers et contre tout que la seule chose qui me donnait envie d’avancer, de vivre, d’apprendre, mon ambition, mes espoirs c’était Lui.

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It's holding me morphind me
And forcing me to strive
To be endlessly cold within
And dreaming i'm alive

Et tout ce que j'étais avant...où c'était tout ça?

J’étais pathétique au plus haut point et la conscience que j’avais de tout ça ne suffisait pas à me rassurer. J’étais prête à m’humilier, à m’abandonner à tout ce qu’il attendrait de moi, sans aucune borne, sans aucune fierté, je savais ce que je voulais et à n’importe quel prix. Sans sa main dans la mienne j’étais ça : ce corps inerte et larmoyant, cet amas sans vie…

Les compliments de Tony n’agissaient plus, je ne le croyais plus, tout ces mots qui me touchaient en plein cœur la veille, ces regards et ces rires, plus rien ne m’atteignait. On me disait qu'il y'avait autre chose à attendre de l'amour. On me demandait pourquoi j'encaissais tout ça, pourquoi je ne partais pas toute seule. Et je ne disais rien parce que j'avais l'air bête à penser que c'était lui ou rien, c'est vrai c'est bête.

 

J’ai dormi pendant des heures, je me relevais chaque fois presque soulagée de tenir debout. Je regardais l’heure en essayant d’estimer le nombre d’heures qu’il me restait à vivre avant qu’il ne m’appelle.

 

22h passé, Mélène m’a déposé chez moi. Je me recouche.

Il ne m’appelle pas.

J’hésite à me claquer contre les murs.

Il m’appelle.

J’entends sa voix. Mon cœur s’est arrêté de battre depuis quelques instants, il n’y a que du brouillard autour de moi. Il hésite sur chaque mot. Son hésitation. Allé crache. Coupe moi la tète. J’ai déjà vécu ça. C’était y’a tellement longtemps. Tu m’as fracassé tellement de fois, achève moi maintenant.

Et puis il abandonne ces mots « je t’aime, je peux pas continuer sans toi. »

Je plane un instant.

Tout l’air qui m’entoure me traverse, mes épaules se relâchent, mon cœur expire… il laisse tomber au sol cette énorme hache qui tenait au dessus de ma tète.

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And I want you now
I want you now
I'll feel my heart implode
I'm breaking out
Escaping now
Feeling my faith erode

Ecrit par nolita, à 16:21 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi 04 Mars 2008
Il faudrait déja que je tienne debout...
--> pour tenir encore debout.

Ecrit par nolita, à 13:17 dans la rubrique "Actualités".
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Lundi 03 Mars 2008
Appelle moi.
--> Je t'en supplie.

Me laisse pas.

N'existe pas sans moi.

Cette nuit, je ne dormais pas, je m’imaginais auprès de lui. On se réveillait et il souriait en me demandant si j’avais bien dormi. Je répondais que j’avais fait un rêve horrible et il me prenait dans ses bras chauds et doux et je me retrouvais dans le creux de son épaule. Je respirais son odeur.

J’ai fait ce rêve en boucle. J’avais des flashs des scènes d’hier soir, des flashs de ce que j’imaginais, une soirée magnifique.

Dans ma tète c’était comme si tout était au ralenti, tout brillait et puis tout d’un coup un arrêt sur image, une seconde de 15seconde, un château de carte qui s’enflamme avant même de s’écrouler, un truc énorme qui s’effondre avec un fracas impossible. Tout ça dans ma tète et autour de moi. Inerte. Abattue. Détruite.

Je pense à son torse contre lequel je me blottissais et qui me berçait.

Je pensais à « N’oublie jamais », comme si je voulais le faire revenir cinq minutes avant.

 

Je pense à sa main qui s’est baladé une minute sur ma joue et son « t’es toute belle ce soir » qui m’a empli le cœur d’une vague de chaud… encore du Rhum dans le sang, du champagne, quelque heure de sommeil vaguement tiré d’un jour sur l’autre...mon corps se détend, le plafond de brique, je me sens bien. Il respire face à moi, je sens vaguement son souffle. On va s’endormir dans les bras l’un de l’autre je le sais…je vais enfin de reposer, sentir son corps me réchauffer…j’attends ça depuis ce matin. Il a remarqué que je m’étais faite belle.

Il fait froid dans ta chambre mon amour « ferme la fenêtre s’il te plait ».

 

Cette nuit j’ai retrouvé le froid de son absence. Je pensais à mes pleurs à Lille, et à lui à coté de moi, et ces souvenirs étaient de bons souvenirs maintenant. Pas pour lui. Je ne pense plus à ma détresse mais juste à sa présence, à son sourire du lendemain, comme s’il pouvait me revenir encore et encore et ne jamais m’abandonner.

 

« Je fais un mauvais rêve, réveille moi mon cœur je t’aime… »

Ecrit par nolita, à 15:12 dans la rubrique "Actualités".
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