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Aphone : Ca m'a fait enormement plaisir de te voir samedi soir, tu m'as bien fait rire !! Gros bisous, à une prochaine j'espère !!
nolita : Moi aussi j'ai bien rigolé avec vous, j'étais un peu impressionnée devant tout ces gens...j'suis contente d'être venue, à très bientôt ;)
MangakaDine : Tu laisses s'entasser la poussière...
Anonyme : je sais poulette, ça me fait plaisir que tu passes malgré tout, dès la rentrée je m'y remet... gros bisous
MangakaDine : Houla, faut que je rattrape! T'es super productive!
nolita : Lol, en plus j'poste même pas tout...!
MangakaDine : Petit à petit....poste lentement, mais tout, hein! Je veux pas rater des trucs!
darkspike : yop des news ? Bisous
nolita : je vais essayer, c'est pas facile en ce moment, gros bisous!
aphone : t'écris pu ?
Anonyme : j'ai du mal depuis quelques mois poulette, je sais pas d'où ça vient, mais ça va revenir! je t'embrasse
darkspike : Alors ça y est c'est fini?

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Discussions actives
Dimanche 24 Mai 2009
Inconstance

Ecrit par nolita, à 13:28 dans la rubrique "Actualités".
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Dimanche 15 Février 2009
Ridicule
--> Julien...

Toi pour un Prince Charmant
T'étais pas là souvent
Mais dans la chambre nue
Tes allées et venues
Me mettaient à cran

J'en ai connu des gens
J'ai eu de beaux moments
Avant toi souvent nue
Mais trop vêtue dedans
Ca semble saugrenu...surprenant...

Mais pourtant...

Non, rien de rien
Non, ne regrette rien
Si c'était à refaire
Non, ne change rien...
Non, rien de rien
Non, je n'oublierai rien
Pas même le goût amer
Du dernier coup... de rein

Comme presque tous les gens
T'étais pas là souvent
Mais je n't'attendrai plus
Ma jeunesse est foutue
La tienne fout le camp

M'adorais-tu vraiment ?
Prenais-tu du bon temps...?
Avec une inconnue
Dans de grands draps écrus ?
Peut-être rouges sang...rugissants

Mais pourtant...

Benjamin Biolay

Ecrit par nolita, à 16:12 dans la rubrique "Actualités".
Lien permanent 0 commentaires


Jeudi 12 Février 2009
L'iris et la rose

J’avais l’envie pour deux.

J’ai plus le cœur à ça. J’ai peur du vide. D’être seule. Nan t’inquiète c’est rien, c’est rien si c’est pas toi. Je t’en veux pas. J’suis vide maintenant. Cela dit je l’étais déjà avant. Mais j’vais sortir de l’eau. Il me faut juste un peu de temps. Je sais pourquoi j’voulais tellement y croire. Pour remplir un peu ce qu’il y’a de vide. C’était facile d’espérer tout ça de toi, mais à être trop crédule on se brise. Heureusement qu’on est vivant. Et que le corps se régénère, heureusement qu’on est pas en porcelaine, sinon il en resterait plus grand-chose ! Mais c’est rien, je vais continuer d’avancer, je me ferais toute belle pour celui qui saura me regarder, toi c’est dommage, t’as pas su voir tout ce qui brillait dans mes yeux quand ils se posaient sur toi. Ca brille pas toujours comme ça meme si j’me plait à le croire un peu pour donner de la substance à ce qui en manque. Pour la beauté des choses. Ou peut être que ça t’as fait peur. Je sais pas faire dans la demie mesure.

Combien de filles ont du te regarder comme moi avant ça ? Ça doit plus t’étonner tant que ça. Ça doit être plus attirant une fille indifférente. Je sais pas. De toute façon j’suis fatiguée.

 

Ecrit par nolita, à 21:45 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi 06 Février 2009
I leave the time
--> I call you mine

J’crois que j’ai eu ce que je voulais. Je crois. Une « histoire » avec Julien. Ca va faire un mois. C’était un de mes rêves, un de ces rêves qu’on envisage pas de réaliser. Là, aujourd’hui, ça me rend triste. Parce que j’suis incapable de savoir si c’est moi qui doit arrêter le jeux, si ça va s’arrêter tout seul… j’ai pas envie de décevoir Julien, ou que ça me déçoive. Chaque fois il y’a de nouvelles données, de nouvelles impressions, de nouvelles sensations. C’est de moins en moins drôle.

 

Avant quand je caressais sa joue avec ma joue…quand je respirais dans son cou ou que j’embrassais sa clavicule… quand je passais ma main sous son t-shirt, j’me disais qu’il n’y avait plus que nous deux. Y’avait tout ce possible hypothétique devant nous et ça rendait chaque geste et chaque souffle magique. C’était une histoire en 3D avec un passé, un présent et un futur sans faute de parcours.

 

Mercredi je me suis décidée à lui envoyer un texto. J’avais l’impression vague qu’il commençait à se lasser de faire le premier pas. Et surtout je pensais que s’il avait pas vu qu’il avait oublié ses papiers chez moi avec permis de conduire, certificat d’immatriculation et assurance, ça pouvait lui être préjudiciable. Ca serait pas cool de ma part de faire passer mes stratégies d’approches sentimentales avant ses intérêts. Un peu con limite. J’ai donc envoyé après moultes réflexions sur la syntaxe : « coucou, ça va aujourd’hui ? J’suis à mon stage c’est palpitant… j’ai ton permis chez moi, j’espère que tu t’en es rendu compte, que ça te met pas en galère, jtembrasse ». Oui je sais ! 3h de réflexion pour ça. Je suis ridicule mais enfin bref, le soir je m’installe au ciné devant Benjamin Button (magnifique) et je reçois : « Coucou, ça va très bien, j’ai révisé, j’m’étais pas rendu compte que j’avais perdu mes papiers… je passerai demain le chercher jtembrasse fort passe une bonne soirée… »

Passés les premiers gloussements hystériques post-réception du message, je me blase : Je vais donc passer ma journée du jeudi à me préparer psychologiquement à sa visite, je serais incapable de travailler, incapable de quoique ce soit d’ailleurs, et surtout, j’aurai dans l’idée le fait qu’il vienne seulement chercher ses papiers. Le laps de temps entre lundi et jeudi est trop court pour ce qu’on a échangé. J’avais besoin de me remettre. J’ai pas encore digéré l’australienne, ma déception, ni mon trop plein d’émotions.

 

Comme prévu je passe mon jeudi à regarder le temps s’écouler. A 13h je tiens plus, je sors m’aérer, je passe dix ans au furet du nord, je tourne et retourne chez sephora, je me ruine, je rentre chez moi et j’appelle Harmonie. Elle me propose de retourner en ville. Ma tension monte d’heures en heures, je déteste cette sensation. Je me sens ligotée, je ne pense qu’à l’heure. A ce moment là j’ai juste pas envie de le voir, j’voudrais juste être sereine, être en train de bosser, retrouver un bon fonctionnement cérébral (si bon fonctionnement il y’a). Vers 17h je me décide à l’appeler. Je lui demande s’il compte passer et à quelle heure. Il me dit 19h30. J’ai comme une envie de meurtre, mais qu’à cela ne tienne, je relativise : il passe chercher ses papiers !

On passe chez vidéo futur et on rentre chez elle regarder le film. Je trépigne. Je lui explique que je sens très mal tout ça, je suis intimement persuadée qu’il ne prendra pas la peine de monter, je redoute le moment de lui dire bonjour, je ne veux pas le piéger, j’veux pas qu’il se sente obliger de m’embrasser. Je suis tellement occupée à préparer mentalement chaque détail, à évaluer l’impact de chacune des potentielles situations et à me lamenter auprès d’Harmonie que j’en oublie de regarder l’heure, mon téléphone sonne. « Julien »

Je décroche

« Je suis devant »

« Aah ! heu !!! putain !!! heu ! attend ! bah, bouge pas ! J’arrive t’inquiète ! »

J’attrape mon sac, enfile ma veste, je me mets à courir, Harmonie me rattrape, me balance mon foulard, j’enfile mes gants et je m’engouffre dans la station de métro. J’ai pas envie d’arriver rouge et essoufflée alors je marche jusqu’à chez moi, mais avec 15cm de talons j’arrive quand même essoufflée. Il s’est carrément garé en diagonale sur le trottoir devant ma porte, mes pressentiments étaient fondés, il fait que passer. Il sort de la voiture en me voyant arriver et je m’adosse à la porte en attendant qu’il se rapproche de moi. Je me fige en essayant de calculer mon approche, il m’embrasse, ou je l’embrasse, impossible de savoir qui s’est approché le premier, à qui appartient l’initiative. Je suis pleine de sacs dans les mains, j’arrive pas a reprendre mon souffle, je prétexte le fait d’avoir couru mais je suis juste hyper angoissée par sa présence. Je cherche mes clefs, on est coincés dans un mètre carré devant la porte d’entrée, son parfum aujourd’hui m’agresse, j’voudrais juste être seule, j’me sens ridicule, et je trouve pas mes clefs. Quand j’ai enfin ouvert la porte il me laisse passer devant dans les escaliers et je déteste ça, je déteste l’idée qu’il puisse avoir le regard porté sur mon cul énorme et je déteste devoir me concentrer sur ma démarche tout en faisant attention à pas trébucher. J’ouvre la porte de ma chambre, j’arrive limite plus à trouver le trou de la serrure. Le fait qu’il puisse sentir mon malaise me panique encore plus. Il entre dans ma chambre. Il plaisante un peu.

« Alors, tu regardais un film avec ton mec ? »

« Oui, et du coup j’ai pas vu la fin ! »

Il sourit

« C’était bien comme film ? »

« j’peux pas dire, j’étais pas très concentrée »

Il rigole.

« T’as été en  ville »

Dit-il en montrant mes sacs

« Oui »

Dis en allumant mon ordi, alors qu’il s’assoit sur mon lit.

« Direct t’allume ton ordi ! »

Je le regarde en souriant et je m’approche de lui. Mes talons font clac clac sur le plancher, je déteste ça. Je suis debout devant lui et il m’arrête en me tenant les poignets et en me considérant « t’es vachement bien habillée ». Il me complimente. Hein ? Pourquoi ?! Autant j’me sentais belle avec lui les fois précédente, autant aujourd’hui la lumière m’agresse, j’me sens rouge, j’me sens grosse, j’me sens mal coiffée… j’ai envie d’être dehors à l’air libre, de remettre ma veste. J’veux pas être près de lui comme ça. Il me prend dans ses bras, mon pantalon me boudine c’est horrible, j’ai envie de fuir. Il m’embrasse. Fermer les yeux. Savourer. Oublier de penser. Faut pas qu’il ouvre les yeux, faut pas qu’il me voit surtout. Pense à ton australienne Julien, embrasse moi comme si c’était elle. Il balade ses mains sur moi. Je me dégoûte. Mon collier fait gling gling, ça m’agace. J’ai envie de me désintégrer sous ses mains pour pas subir ça. Il dit qu’il a envie de moi. Moi j’aurai pas envie de moi ! Il me déshabille, il me caresse et j’ai l’impression dégueulasse de me laisser faire pour le retenir. Comme si c’était encore un cadeau de l’avoir dans mes bras. J’pense à son australienne et je me dis qu’il est juste beaucoup trop beau pour moi. Je me rends compte que je le touche presque pas. Je me dis que s’il est là c’est parce que je sais lui donner de la tendresse, qu’il a besoin d’être caressé et d’être embrassé, quant à savoir pourquoi c’est moi qu’il embrasse, j’ai pas le temps d’y penser tellement je me dégoûte à ce moment là. Je dois être super efficace comme distributeur de tendresse, faut pas que j’me laisse aller à cogiter alors que je le tiens dans mes bras.

Lui il sent tellement bon, j’me rends compte que j’ai oublié de mettre du parfum, je sens rien… il aura pas de souvenir de mon odeur.

Je tiens tout son corps dans mes bras en respirant son épaule, les lèvres sur sa peau et sa main dans mes cheveux quand il lâche « faut que j’y aille »

Je me demande s’il rigole. Je lâche un bout de rire en répondant « ok ! ». Comme il part pas immédiatement et qu’il me tient encore dans ses bras je me demande si c’est pas une blague, mais doucement il s’assoit à coté de moi et cherche ses fringues. Je trouve cette situation anti-romantique. Ca me donne envie de le frapper. Mais j’ai rien à lui reprocher au contraire !

Je lui demande de me déposer en ville. Il met de la musique de kéké et roule comme un kéké, et j’aurai juste envie de l’insulter si c’était un kéké, mais lui il a la classe. Je regarde par la fenêtre en silence. J’aime bien sa musique.  Il me demande :

« Tu rentres ce week end ? »

« Non »

Alors que si en fait.

Il m’a déposé sur la Grand’place. Mes talons faisaient toujours clac clac. J’me suis éloignée dans une ruelle et me suis adossée au bord d’une fenêtre en me mettant de la musique dans les oreilles, j’ai fermé les yeux en essayant de respirer. Cette fois-ci j’me sentais mal.

Ecrit par nolita, à 16:00 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi 04 Février 2009
Les souvenirs cannibales
--> abandon et catharcis

"L'homme est un animal insatisfait qui hésite entre plusieurs frustrations."
 [Frédéric Beigbeder] 
Extrait de L'Amour dure trois ans
lundi.

- 14h41, cours de théories, c’est la pause, j’ouvre mon téléphone :

1message Julien

« t es en stage aujourd’hui ? »

Je sors de la salle avec le cœur en panique, je me réfugie au bout du couloir et je me calme.

« Non en cours, j’fini dici 2h, et toi tu fais quoi ? »

Je referme mon portable, j’fais un tour aux toilettes et je bloque devant la glace. Ils ont peut être raison les gens…peut être qu’il prend juste son temps. Enfin ça fait que quatre jours là. Peut être qu’il a vraiment envie de me voir. Je retourne en cours.

 

15h12 : « j’suis chez moi, jpeu passer avec d films si t motivé… »

Je manque de m’étouffer en lisant le message, j’ai du mal à respirer, je ferme le téléphone et fais genre de me concentrer sur le cours. Je replace nerveusement mes mèches de cheveux.

Je peux pas m’empêcher de relire plusieurs fois au cas où il disparaitrait de mon portable. Y’a mon conditionnement du weekend qui part en ruine, j’me replonge dans mon trip romantique, j’me remets a croire tout et n’importe quoi, j’ai super chaud et j’tiens plus en place. Je sais : j’ai une réunion pour mon stage mensuelle méga importante juste après, le code, des courses, des devoirs pour mardi.

« Ok, je rentre vers 16h30, a tt »

 

Le cours se termine. J’adore. J’suis paniquée. Je retourne aux chiottes, je m’étonne : je suis présentable. Je suis pas trop mal coiffée, pas trop mal maquillée, et pas trop mal fringuée. Je cavale jusque chez moi en priant pour qu’il ne soit pas à l’heure que j’ai le temps de déblayer un peu ma chambre et de me poser cinq minutes, il neige, c'est beau, et je manque de me rétamer violemment sur le bitume avec mes moon boots en peau de chameau.

5mn après moi : « j’arriv »

Il arrive un quart d’heure après moi. Je descends lui ouvrir. Je pousse la porte, il est posé sur le rebord de l’ancienne fenêtre à Gauthier et en train de finir sa clope. En me voyant pousser la porte un immense sourire apparaît sur son visage et ça donne juste envie de sourire : j’ai juste failli m’écrouler mais je gère = RESTER NATURELLE. J’ai juste une petite robe et j’ai pas pensé à mettre un pull. Et LA : il m’embrasse. Non, il me fait pas la bise. Et il me tend un sac en disant « t’as un tire bouchon j’espère » « non » on sourit…

Il me dit « rentre tu vas avoir froid ! »

 

On monte à ma chambre, on se sert à boire et on parlemente sur le choix du film. Il s’installe dans mon lit tranquillement en retapant les oreillers genre « c’est trop pépère d’être ici, j’fais comme chez moi je kiff » et moi comme d’habitude j’entre dans une dimension parallèle, je sais plus trop si le temps s’écoule ou non, si j’me suis pas plongée dans une rêverie semie-comatique ou une hallucination schizophrénique. C’est vrai, y’a pas de témoins. Je reste assise à coté de lui en insultant mon ordi de pas être assez rapide (je parle à l’ordi oui, lui je suis sure qu’il est là). Je m’allonge à coté de Julien, et lui le fou, il me prend dans ses bras, me serre fort et on regarde les première minutes du film comme ça, serrés l’un contre l’autre dans l’obscurité, sous une couette. Il se met à m’embrasser dans le cou, à me caresser la main (j’essaye de réciter l’alphabet, comme quand on vous fait une anesthésie, pour voir quand on s’endort). Moi j’ai vraiment vraiment chaud, j’ai envie de virer la couette, d’ouvrir la fenêtre, de respirer un peu, je manque d’air. (Rester naturelle, ne pas avoir l’air troublée…ne pas tomber dans les pommes… surtout dans ses bras). On a du s’embrasser – genre – pendant tout le film. On s’amusait en jouant sur les mots, en se souriant. Plusieurs fois il s’est jetté sur moi en m’embrassant comme si c’était la révélation de sa vie.

Echantillon de citations que j’ai imprimées dans mes quelques cases cérébrales encore en activité à ce moment T de l’histoire :

Il me tient dans ses bras, je caresse avec un doigt sa joue éclairée par l’écran d’ordi en le regardant béatement, il me regarde aussi, on se regarde (c’est meugnnnon) je dis:

-         Qu’est ce qui te fait rire ?

-         Comment tu me regardes

-         Je t’observe tant que je t’ai dans les mains

-         Tu me fais trop envie, regarde toi.

Moi j’commence vraiment à douter de tout, le scepticisme incarné. J’arrive pas à faire les liens entre les mots et l’image, pourtant c’est sûr c’est bien Julien, mais soit je vois mal soit j’entend mal.

Et puis faut pas boire dans ces moments là, ça trouble…

Je caressais son ventre, il s’endormait. Voila, j’avais envie de l’endormir, je me disais que s’il réussissait à s’endormir dans mon lit c’est qu’il était totalement serein et apaisé. Je lui caressais le ventre, les bras, le cou, les cheveux. J’avais la tête posée sur son épaule et il avait sa main dans mes cheveux. Il y’avait plus que nos respirations. Là y’avait plus de minutes ni de secondes. Y’avait son odeur et puis ses doigts qui bougeaient doucement dans mes cheveux.

Mon téléphone se met à sonner. Je décroche pas.

« C’est ton mec ? »

« Oui sûrement »

«  Il doit se demander ce que tu fais »

Bon certes, durant cet épisode mon téléphone a du sonner 45fois. Y’a une malédiction qui s’abat dessus quand je me retrouve dans les bras de Julien. Nordine, ma mère, puis ma sœur, Harmonie, le gars du train… c’est fou, j’dois propager des ondes hyper violentes qui me rappellent à l’esprit des gens. Le premier soir où j’ai dormi chez lui, le psychopathe avait laissé 36 appels en absence. Quand Julien a chopé mon téléphone pour regarder l’heure j’ai du garder une contenance et faire preuve d’un tact à toute épreuve pour avoir l’air de trouver ça normal.

Finalement on a fini la bouteille en continuant de s’embrasser. Il a voulu ouvrir la fenêtre pour fumer. Il faisait nuit. Il m’a regardé en rigolant et il a dit « oh merde, il est quelle heure ? »

Là je suis retombée sur terre.

« 20h10 »

Je me suis approchée de lui, j’ai collé mon corps contre le sien comme pour l’empêcher de s’écarter et j’ai dit « Julien faut qu’on parle » du ton le plus sérieux que j’ai su trouver. Il a lâché un toussotement de fumé de clope en recrachant sa fumée en me regardant bien en face avec un large sourire.

.

« Non sérieux. Toi tu sais ce que je pense, alors dis moi ce qu’il en est pour toi »

« Non je sais pas ce que tu penses »

« Bien sur que si tu le sais »

J’ai pris un air offensé (un peu pour esquiver ses questions, je sais qu’il aurait bien aimé que j’lui fasse une petite déclaration ça l’aurait flatté, mais c’est mort, j’allais pas me ridiculiser pour qu’il me dise ensuite que lui il ressent pas la même chose, pour ensuite subir la situation glauque de son départ).

Comme il avait pas l’air très chaud pour entamer la discussion j’ai voulu commencer par ce qu’il pensait de moi. Donc j'entame :

.

« Tu sais, je me souviens de ce que tu disais à propos de ton ex, que selon toi elle était pas intéressante, que tu voulais pas t’engager… je me fais pas d’illusions, j’ai su à quoi m’en tenir » (ndld : rester digne).

.

« Non mais ça a rien à voir ! »

« Pourquoi ça ? »

« T’as rien à voir avec cette fille »  à Allez savoir. (demande à vérifier).

.

Mais il poursuit plein de bonne volonté :

« j’ai souvent envie de t’envoyer des messages, mais j’ai peur de ce que ça peut vouloir dire pour toi, bien sur que j’me sens bien près de toi, j’sais pas où j’en suis alors j’fais gaffe »

Mathilde catastrophée.

C’est là que les athéniens s’atteignirent. Il a pris l’air grave d’un acteur des années 50, clope au bec et sourcils froncés et il m’a dit qu’il regrettait l’Australie (allez saisir le rapport) qu’il savait pas ce qu’il voulait (non sans blague) qu’il avait souffert avec son ex (non c’est vrai ?) qu’il avait du mal à tourner la page, il s’est mis a me parler d’elle avec l’air désabusé que je connais chez moi, du gars qui veut donner de bonnes raisons à cette rupture, mais j’voyais bien qu’il était mortifié d’être loin d’elle. Vlan.

Il avait raison de dire tout ce qu’il disait. Il était sincère, et il avait les couilles de le dire au moins. Il aurait pu prendre un air agacé, me claquer deux trois truc bidons pour parler d’autre chose ou se barrer, mais il a dit tout ça sans esquiver, sur un ton confiant, comme s’il avait comprit que j’allais pas juger ses faits et gestes. Y’avait plein de fragilité dans ce qu’il disait, et bien sur qu’il avait conscience de me blesser, mais j’ai senti qu’il me tenait en estime, il se confiait à moi pas comme à une fille qu’il était en train de recaler et qui méritait pas d’explications, il hésitait, il essayait de réfléchir… je sentais qu’il était pas bien, mais il était là. C’est moi qu’il voulait voir pour se sentir mieux.

Je l’ai raccompagné. Bien sur j’étais mal, bien sur je voulais le quitter sur un grand baiser romantique de fin de film, mais il a juste posé sa bouche sur la mienne avec la retenue de circonstance en disant « tu sais, j’suis pas super accro aux textos, mais t’es pas non plus obligée d’attendre que ce soit moi qui te les envois »

è Mathilde pistée à 3000, mon hypothétique traduction : envoie moi des textos ?

Je suis remontée à ma chambre, l’alcool m’est monté d’un coup à la tête. J’ai observée ma chambre, j’ai vu qu’il avait oublié sa sacoche. J’ai ouvert, y’avait son permis de conduire, des cartes et son porte monnaie. J'avais pas la force de lui courir après, et il était peut être déja parti. J'avais envie d'être seule. J’ai au moins une pièce à conviction si je me mets à douter de son passage. J’me dit que putain, j’vais devoir le voir et vite. On est mardi soir, il s’est pas manifesté pour récupérer son permis. Moi j’ai envoyé aucun texto, j’pourrai lui demander s’il va mieux qu’hier, lui dire que j’ai apprécié sa sincérité, que non c’est pas une vieille magouille pour le mettre en confiance ou me voiler la face, que ça m’a juste fait du bien de l’entendre. Mais j’ai rien envoyé.

 

 

Du rêve il ne faut retenir que le meilleur. J’voulais du rêve. Finalement, je disais à Harmonie, j’ai trop de chance, j’ai toujours ce que je veux. J’veux pas l’admettre, mais c’est sûrement pour ça que je suis si impatiente, si exigeante, et que je ne me satisfais jamais de rien. J’arrive toujours à me plaindre alors que j’aurais pas rêvé d’obtenir la moitié de ce qu’il est arrivé. La vie me fait des cadeaux, sans cesse, et moi je réponds « bof ». Mais là c’était tellement énorme que j’peux juste apprécier. Du rêve éveillé… il faut que je transforme ça en quelque chose de beau, il faut que j’trouve de l’espoir, de la confiance, et de la poésie.

 

Ecrit par nolita, à 01:06 dans la rubrique "Actualités".
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Dimanche 01 Février 2009
Our time is short

C’est plein de niaiserie en moi.

J’peux juste imaginer ce que ça serait si y’avait pas tout ce temps au milieu. Ça ne serait pas mieux surement. Tony a raison, c’est ce que je voulais comme histoire. Un prince plus vrai que nature, qui existe presque pas tellement il brille,  une histoire qui me projette dans un autre univers. J'avais oublié que le problème avec les princes, c'est que ça existe pas. C’est ce que je lui disais, avant. Je regrettais mes minauderies du temps du lycée, quand j’étais seule face à mes rêves de petite fille, que j’écrivais mon histoire avec Julien comme Prince.

Je repense à la nuit de 1er janvier dernier quand il m’a demandé si je regrettais l’époque du collège. Je m’étais jamais posé la question. Et puis je l’ai revu courir dans les couloirs dans sa blouse bleu marine dont il m’avait donné les poches. J’me suis dit que oui je regrettais, c’était le temps du possible, une sorte de salle d’attente ou on construit ses ambitions. Et en me retrouvant dans ce lit j’ai pris conscience de toute la valeur de ces moments, parce que finalement ça aboutissait. Vingt et un ans et quatre jours. Dans ma tète y’avait encore le petit gamin blond dissipé, et dans mes bras le même en plus grand, plus musclé, mais toujours aussi beau. C’était peut être pas plus vrai que dans mes souvenirs en fait. Je respirai sur son torse et avec mon doigt je dessinais les ombres de ses cotes. Il devait s’étonner de la fascination qui entourait chacun de mes gestes. Il disait rien, mais j’me souvenais vaguement des mots de ma fantaisie.

Je me souviens que nos gestes, tout nos gestes étaient beaux, comme si on avait l’habitude du corps de l’autre. C’est rare de suivre les mouvements d’un autre corps de façon naturelle. Et puis je me souviens que mercredi j’ai mis ma main dans la sienne et je l’ai serré fort alors qu’on s’embrassait, il l’a serré aussi, il l’a pas retirée. Est-ce qu’il joue au jeu des amoureux pour voyager un peu… pour sortir du temps ? Juste parce qu’il aime vivre à 100%... mais et moi ? Je serais juste un exutoire.

Je fais ma fière. Je fais la fille forte et solide qui gère bien la situation. C’est vrai quoi, c’est moins compliqué comme ça. Pas d’engagement ! haha !

Mais j’trip toute seule dans mon petit monde tout rose. Ca perd tout son sens. C'est pas comme si on partageait un secret puisqu'il a surement pas lu mon histoire…

« Mathilde avait posé sa tête sur le torse de Julien en écoutant son cœur. La bougie faisait mouvoir les ombres sur les murs blancs de la pièce, révélant l’immobilité de l’air ambiant. Seul le souffle des deux corps allongés faisait vibrer l’atmosphère. (…) Il y avait dans la voix de Mathilde un déséquilibre imperceptible qui le crispait, une sorte de diligence douloureuse qui le tenait en éveil. Il caressa ses cheveux doucement, et puis il s'endormit sous le poids de sa tête et les larmes brûlantes qui coulaient sur son torse comme un ruisseau de lave. »

Mais il s’en souvient. Il m’en a parlé.

C’est pas bon tout ça. J’suis juste trop fragile c’est tout. Faut pas chercher plus loin. J’ai passé ma semaine de partiel à penser à lui, puis je l’ai revu, et j’ai passé la semaine suivante à le faire sortir de ma tète a coup d’incantations et de bâtons d’encens pour conjurer le mauvais sort. La semaine suivante j’étais désintoxiquée et voila qu’il réapparait. C’est le destin qui me puni d’avoir fait du mal aux garçons depuis Sacha. C’est mon châtiment. Bien vu le destin, c’est un bon choix Julien. Mathilde qui arrive pas à bosser, Mathilde qui dort mal, Mathilde qui perd toute confiance. C’est comme si j’avais arrêté le temps au moment où il a poussé la porte et qu’il a disparu. Une photo en noir et blanc, et j’suis désabusée. Lui c’est impossible, faut que j’assimile, que j’arrête les « peut être, si ça se trouve, mais alors puisque… »

J’devrais me prendre en main, décider carrément de plus le voir, plus répondre aux messages, lui dire qu’on à qu’a plus se revoir, et voila ! Mais pour ça je devrais avoir du cran, du caractère !

Voila, ça fait trois jours, c’est la phase de bad. La dernière fois c’était le moment ou j’me décidais à envoyer mon texto assassin plein d’insultes amers.

J’y crois pas et ça me bouffe.

Ecrit par nolita, à 15:49 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi 30 Janvier 2009
Brelan d'As
--> Tu t'couches?

 

.

J’me suis allongée dans le creux de la couette comme dans l’emprunte de son corps et j’me suis étouffée dans ma musique. J’ai fermé les yeux et j’me suis concentrée sur ma respiration. Il fallait que je reste en place cinq minutes. Me calmer.

Sa bouche. Elle est tellement belle sa bouche. J’ai juste jamais vu une bouche comme ça. Une peau comme ça, des cheveux comme ça. J’suis complètement barrée dans mon trip admiratif. Quand j’suis face à lui il me manque une case. J’perds un bout de cerveau, il se met Hors Service et il clignote absent dans ma tête. J’regarde au ralenti et j’fais des arrêts sur image. Comme dans Cashback, j’percois toutes ses expressions, sa bouche qui s’ouvre et se ferme, ses paupières qui s’ouvrent et se ferment et les battements de ses cils. J’entends même pas ce qu’il dit, ça me donne l’air idiote peut être, j’entends rien alors je réponds à peine. J’peux pas tourner le regard. Ca a l’air de le mettre mal à l’aise des fois. Tant mieux, quand il est mal a l’aise il sourit.

J’écoutais les canons de Pachelbel. Y’a que ça pour me calmer rapidement. Sortir son visage de ma tête, et vite !

Je repassais le film des quelques heures passées, j’écrivais mon petit bout d’histoire. C’était grisant, presque effrayant. J’me suis calmée, doucement j’ai réalisé, ma case cérébrale s’est remise en marche, et PAF : tout a redémarré.

Demain ? Dans une semaine ? Quelle emprise j’avais sur ça. Aucune ! Pffff, voilà où j’en suis. Allongée dans mon lit à respirer mon putain d’oreiller, imbécile, regarde toi pauvre fille ! Arrête de te voiler la face cinq minutes ! T’as pas plus forte que tu te forces à le croire, t’as pas plus de recul que les autres fois. T’es juste éblouie par tes illusions. Ton soleil c’est pas lui, c’est juste tes chimères en carton, toujours tes mêmes lubies destructrices et vaines. Tu vois vraiment rien alors ? C’est juste un mec, un garçon, un homme : ni plus ni moins. Il a du sang dans les veines et toute la lâcheté, l’inconstance des autres. Avec la même connerie que la tienne. Mais Mathilde regarde : il brille pas putain ! Il joue, il essaye de vivre comme tout le monde, avec ses erreurs, ses incertitudes, il a pas plus conscience que toi de tout ça.

Allé, pleure pas va.

Ca n’en vaut pas la peine. 

 

 

Ecrit par nolita, à 17:03 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 29 Janvier 2009
La prophétie auto-réalisatrice
--> et la non-maitrise de soi.

Message de Julien n°1 : vendredi, 16h, cours de stats, je galère sur un graphique :

« Ça va ? Tu fais la tête ? »

 

J’ouvre de grands yeux et répond sans trop réfléchir :

« Non, pourquoi je devrais ? »

 

Pas de réponse.

 

Message de Julien n°2 : dimanche, 13h, msn, chez moi à Creil, je viens de manger :

« Tu réponds pas aux msg ? »

 

J’écarquille à nouveau les yeux, non pas que j’ai attendu une réponse au message précédant, je doute un peu, j’hésite, est-ce qu’il se fou de ma gueule ce gros con? Ou est ce que mon téléphone déconne vraiment ? Sans trop m’enflammer, pour une fois, je réponds à nouveau :

 

« Si, j’y ai répondu vendredi »

 

Et plus rien.

 

 

Message de Julien n° 3 : mardi, 23h, je discute avec le voisin dans ma chambre :

« J’ai tjr envie de te voir… »

 

Je bloque.

 

Il se fout de moi ? Non mieux, il tente d’opérer une espèce de harcèlement moral, si, le système de la goutte d’eau, super stratégie, il envoit un message tout les deux ou trois jours pour se rappeler à ma mémoire et me faire psychoter jusqu’à ce que je devienne folle. Vicieux.

 

Cette fois ci je ne réponds pas. J’ai compris son petit jeu. Il jette un message et s’attend à me voir plonger dessus comme un poisson sur l’appât. Je sollicite le peu de fierté que j’ai et je laisse le portable en plan.

 

Mercredi : 10h, je suis à mon stage devant un pc, je papote avec un animateur, mon portable retenti.

« alors tes exam ça c passé comment ? »

Je répond que c’était pas la réussite de ma vie, que j’ai toujours pas eu mes résultats, j’lui demande s’il bosse cette semaine.

« oui j’suis a mon taff là. »

 

Plus rien.

Vers 13h : « ça se passe bien ton stage, c ou ? »

Je répond que oui ça se passe, que c’est à hellemmes, que j’suis rentrée chez moi à cause d’une putain de perceuse infernale dans les locaux, que j’me suis collée sur internet.

Il répond : « t’en a bien dla chance d’être rentrée chez toi… j’termine à 18h comme tous les jours. »

Je réponds rien.

Une heure plus tard :

« Quoi de neuf sinon ? »

Je jubile, il me harcèle, il abandonne la goutte d’eau.

« rien, j’ai repris les cours, c’était bien la fabrik vendredi ? »

(fabrik : toute nouvelle boite à coté de la fac – il avait mis sur facebook qu’il y allait vendredi)

 

« C’était terrible, rentré à 9h à 5 ds une smart 2places… »

« lol normal »

 

Là je commence à paniquer, je comprends pas son jeu, j’appelle Harmonie.

« blabla - comprends pas – comeback – chelou – tuch - vieux type – blabla - fais quoi ? »

« Tu fais rien, c’est bon quoi, foutage de gueule »

Je raccroche, déterminée.

 

30mn après.

« Au fait ? T’as pas un dessin à me montrer ? »

Je bloque.

Il a été sur ma page, il a vu le dessin. Il en a pensé quoi ? Il me prend pour une groupie névrosée. J’suis fichue.

 

« Pour ça faudrait d’abord qu’on se voit »

«  Tu n’as qu’a minviter ! »

« Invite toi »

« jpeux passer ce soir ? »

 

Sauf que bon voila. J’en sais toujours pas plus (mais est-ce que je cherches vraiment à savoir ? ), j’ai pas pu résister.

Bah quoi ? C’est dans le cerveau reptilien, ou le système limbique, enfin voila, j’ai aucune emprise, il était là à se frotter la tète sur mon bras, à balader ses mains dans mon dos… ouai c’est vrai, j’aurai pu plomber l’ambiance et le prendre entre quatre yeux pour lui expliquer que c’était un méchant garçon de se foutre de moi aussi facilement et aussi grossièrement, l’embrouiller et lui casser les dents du haut, j’aurai pu faire ça certes.

Hé bien non.

C’était carrément mieux de l’embrasser et de me laisser caresser les cheveux. Et puis tout ce que j’aurai gagné c’est qu’il se barre sans qu’il se passe rien, se quitter fâché, et plus le revoir. Vlan, scénario bidon.

 

On a continué de regarder des photos sur mon pc en rigolant, on a fini nos verres tranquillement et j’ai fini par lâcher « nan mais sinon, t’aime bien les photos ? »

Il a levé les yeux vers moi comme pour signifier qu’il en avait absolument carrément, franchement rien à foutre, et même rien du tout. Mais il avait ses yeux de petit garçon tout bleus et tout mouillés et il a murmuré « bah oui, j’aime trop ».

J’ai trouvé ça tellement cliché, tellement pas vrai !

Alors j’ai répondu « on peut faire autre chose sinon ? » et je sais plus trop comment j’me suis retrouvé à l’embrasser. C’est la phase de blanc qui passe dans le subconscient parce que le moment crucial occupe trop de place dans le cerveau pour qu’il retienne les quelques minutes qui ont précédées.

C’est vrai que j’avais oublié de publier un article sur le pourquoi du comment mon histoire avec Julien s’était soldée par un échec cuisant.

 

Y’a plusieurs choses complètement pas logique chez ce mec, si quelqu’un peu m’expliquer pourquoi :

-         il a voulu me revoir après la monumentale crampe qu’il m’avait mise tantôt ?

-         pour finalement regarder des dessins, boire un verre de rhum papaye en tripant sur des photos facebook ?

-         pour finalement qu’on se roule des pelles mémorables sans même coucher ensemble, juste se caresser, hein ? Pourquoi si je ne suis qu’un objet sexuel il vient me voir pour m’embrasser ? (enfin si, il m'a repeté plusieurs fois Ô combien il aaadorait m'embrasser, j'lai pas vraiment mal pris non plus).

Mes enfants c’est à n’y rien comprendre.  

Je m’étais pourtant juré (pour la troisième fois) que si par un miracle divin je le revoyais (ce qu’au fond j’envisageais même pas) j’prendrais mon courage à deux mains et j’lui claquerai tout ce que je pense de cette situation de merde, et j’partirai avec l’esprit tranquille. Mais comme tout le monde sait, mon petit être ne sait pas agir raisonnablement, j’ai pas songé une seconde a éclaircir la situation. On se serrait l’un contre l’autre comme des malades sans savoir pourquoi. Fallait juste pas parler, fallait juste écouter nos souffles religieusement, ça suffisait.

 

C’est seulement quand j’ai mis la clef dans la serrure en bas que j’me suis retournée subitement contre la porte en réalisant tout le mal que j’trimbalerai les jours à venir, quand j’essayerai comme les deux fois précédentes de pas attendre de ses nouvelles et qu’après une semaine de décomposition je me résignerais pour à nouveau avoir de ses nouvelles. Non, impossible d’avoir oublié d’en parler !

Je le regarde en plein dans les yeux qu’il a ouvert tout étonné, je lui demande « tu l’as mal pris le message la dernière fois ? ». Son visage alors serein se change en Jocker de Batman et comme une proie qui cherche une issue il répond

« j’ai pété un câble ! Faut qu’on en parle. Mais là c’est pas le bon moment. »

Je m’écarte de la porte « faut qu’on en parle quand alors ? »

« La prochaine fois qu’on se voit, mais faut pas que ça parte en couille. »

Encore une phrase à la Julien, qu’on peut interpréter sous toutes les coutures sans trouver rien de convainquant.

Comme les deux fois où il soupirait dans mes cheveux en m’embrassant qu’il fallait-que-je-m’occupe-de-lui-maintenant, que j’faisais comme si j’entendais pas en psychotant sur ce qu’il entendait par là.

 

Ecrit par nolita, à 01:03 dans la rubrique "Actualités".
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Samedi 24 Janvier 2009
Avril 2008

            Je ne sais pas si ces mots peuvent servir à me soulager… C’est pas si vieux encore mais ça m’a l’air si loin. J’arrive plus à me souvenir à quel point c’était moche cette histoire. J’garde que le bon, ça me prouve que finalement il y’en avait.  Quand je lis ce que j’écrivais c’est comme un médicament pour détourner mon esprit de lui. Ca me permet de me recentrer sur ce qui est sage, regarder devant moi.

 

Et je crois, si je te perdais, je ne pourrais plus rien perdre, mais sûrement tout gagner. Qu’est ce que c’est qu’un couple qui s’aime ? Est ce qu’il y’a dans tes gestes les choses qui me prouvent que tu ne te mens pas à toi-même en croyant m’aimer ? Peut être que tu as besoin d’aimer quelqu’un, peut être que tu as tout construit, pour donner un sens à tes journées comme tu donnes un sens à ma vie. Est-ce qu’on peut construire toute une histoire en inventant le but, l’intérêt, le sens ? Pourtant j’ai bien connu autre chose avant. Et je ne saurais pas dire si c’était mieux.

Si j’étais l’air de tes poumons, si je pénétrais chaque parcelle de ton être par ma simple présence, si cette simple présence servait à te détendre et à t’apaiser… si j’étais l’air de tes poumons et que respirer mes cheveux valait plus que la drogue, si ma voix te calmait quelque soient les mots employés, je serais l'air de tes poumons peut-être.

Si nous pouvions passer des heures à parler, si tout semblait facile pourvu qu’on soit ensemble, si tout paraissait étranger en dehors de nous… Si ta vie n’avait d’intérêt qu’en sachant que j’existe, si chaque heure, chaque minute passée sans moi te semblait perdue…alors nous nous aimerions. Je serais l'air de tes poumons peut-être.

Je ne sais pas si cet amour existe, un amour si simple et si pur, mais je sais qu’il ne ressemble pas au notre.

 

Ecrit par nolita, à 19:55 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi 21 Janvier 2009
Histoire de point de vue
--> et de stylo bille.

 

Tu planes, tu t’éloignes tellement vite que c’en est effrayant. Je n’ai pas eu la force d’aller si vite moi, je reste sur la bande d’arrêt d’urgence (à n’utiliser qu’en cas de panne, d’incident ou de malaise ils disent au code).

J’ai vaguement la sensation d’un stylo entre mes doigts qui glissait sur les muscles nerveux de tes épaules. J’étais assise sur tes fesses, tu t’endormais presque. Tu respirais tout doucement et des fois je posais un baiser sur ta nuque. Et je couvrais ton dos de dessins au stylo, je sentais la bille qui s’enfonçait mollement sur ta peau et j’adorais ça. Je m’arrêtais plus, tu disais qu’en cours ça allait se voir, mais j’écoutais pas, je recouvrais ton dos et quand y’avait plus de place je repassais dessus. J’attaquais presque les bras et les fesses. J’écrivais des mots d’amours et des notes de musique, des formes géométriques, des serpents…des fleurs… Et c’était bête parce que quand t’es allé dans la salle de bain pour regarder, tu lisais tout à l’envers. 

Ecrit par nolita, à 18:45 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi 16 Janvier 2009
Une équation à X inconnues.
--> la prophétie auto-réalisatrice.

Deezer c’est seuppperrr… mais jm’en veux, je crois que ma sensibilité musicale se réduit a presque rien et ça m’emm****. Parce que du coup j’ai vite fait le tour de ma playlist, qui doit se réduire à…bah presque rien. J’suis sectaire en musique. C’est comme dans la vie, quand y’a pas les violons, les petits ting ting des notes de piano, je suis de glace.  Bref c’était pas vraiment le but de mon article, parler du vide intersidéral qui m’envahi quand je cherche des nouvelles musiques… le vide il est déjà là avant finalement.

.

J’ai la tête en vrac, j’ai même pas le courage d’essayer de mettre les choses à plat avec moi-même. J’veux que tout se règle, là tout de suite maintenant, j’ai aucune patience c’est maladif.

Exemple 1 : quand je m’embrouillais avec Sacha parce qu’il me manquait et qu’il refusait de me voir sur le champs, je pleurais, je tapais du pied, je gueulais, je menaçais. Et je m’offusquais de m’entendre répliquer que j’étais une gamine capricieuse.

Moi capricieuse…

Exemple 2 : j’ai pas su attendre pour faire les soldes, mercredi jour d’ouverture j’étais dedans, partiels ou pas.

Exemple 3 : J’ai pas pu attendre plus de trois jours des nouvelles de Julien. On a eu beau me dire, me répéter « attend jeudi. Ça fait QUE trois jours ». J’avais la sensation que un jour était devenu un mois et j’ai craqué. J’ai eu beau penser « de toute façon ne regrette rien, si tu n’as pas su résister alors que c’était si important c’est que ça te paraissait légitime, si ça lui parait pas si logique à lui, (blabla blabla...) s’il n’a pas ta façon de penser ni de voir les choses, qu’est ce que tu peux bien regretter ? ».

Et puis, s’il a pas jugé utile de me donner des nouvelles pendant trois jours et qu’il se résout à plus m’en donner du tout après un texto mal placé, c’est qu’il tenait pas tant à me revoir au final.

N’y pense pas….

 

C’est horrible, il me tétanise. C’est comme un job trop sérieux, un truc a responsabilité qui me dépasse, c’est pas mon niveau. Je veux cette place, je veux en être capable. J’ai passé l’entretien, j’ai franchi les premières étapes. J’avais un masque et des genouillères au cas où. Mais le costume est trop lourd à porter, j’peux pas répondre au téléphone j’ai pas le bon langage, et j’connais pas les méthodes, j’ai pas la bonne formation. Y’a trop de maths là dedans, trop de calcul dont je ne connais pas les formules, aussi simples soient-elles. Tout ce vocable, ces stratégies. Ca doit pas être naturel normalement? Y'a pas un moment où t'es en sécurité, détendu? Après quinze jours, ça devrait s'être éclairci non? J’ai pas été dans la bonne école. Y’a un patron qui me regarde d’un mauvais œil et à tout moment peut me dire « pas les bonnes compétences, pas les capacités,  rentrez chez vous ».

 

C’est sûrement trop tard. Finalement je ne sais pas si je dois être triste. Parce que j’accordais tellement d’importance à tout ça que ça me rongeait avant même d’avoir commencé. Toutes ces histoires foireuses depuis Sacha me décevaient mais ne me détruisaient pas de cette façon. Ça marchait juste pas. Mais là c’est autrement plus violent pour moi et mon petit cœur. C’est le genre d’histoires perverses où je m’accroche coûte que coûte à ma douleur, je ferme les yeux j’écoute plus rien je VEUX celui là et pas l’autre.

On dirait un trampoline, je saute dessus mollement, je rebondis vaguement, bouing bouing, un peu blasée, j’en ai marre je retombe sur le dos et m’enfonce un peu dans la bâche détendue. J’ai pas vraiment l’envie ni le courage de continuer à sauter dessus. Et puis là y’a eu comme une explosion, un saut tellement puissant qu’il me balance à 15m du trampoline avant que j’réalise quoique ce soit. Je pars super loin et hyper vite, et j’me mange le bitume bien comme il faut en retombant juste à coté du trampoline. Voilà bien fait. Maintenant t’as plus qu’à attendre gentiment que ça cicatrise, que tes 36 fractures se résorbent avant de recommencer à jouer sur un trampoline qui tu maîtrises à moitié.

Ecrit par nolita, à 13:44 dans la rubrique "Actualités".
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Lundi 12 Janvier 2009
It Can not wait... I'm yours
--> There's no need to complicate

.Je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit. J’avais envie d’être dans ses bras tout le temps, d’être collée à son corps. Mais nous dormions, lui dormait je crois. Nous ne pouvions pas nous serrer l’un contre l’autre jusqu’au matin. Nous avons passé des heures avant de dormir à nous embrasser, à nous serrer, à nous caresser. J’avais pris son bras en otage et il respirait dans ma nuque. Je sentais son souffle régulier qui descendait dans mon dos. Plusieurs fois dans la nuit il s’est réveillé et embrassait mon dos, me reprenait dans ses bras et se rendormait. Et je regardais autour de moi pour être sure. J’aurai voulu arrêter le temps et faire que le soleil n’éclaire jamais la chambre, que nous restions endormi des semaines et faire que plus rien n’existerait jusqu’à ce que nous décidions de nous lever et que je sois sure qu’il ne m’échappe plus.

.

Toute la nuit j’avais en tête l’Ave Maria de Notre Dame de Paris. Je sais même plus quand je l’avais entendu pour la dernière fois. Quand je m’endormais j’entendais clairement les notes, c’était lent et féerique. Même en dormant je sentais Julien près de moi.

J’ai passé ma semaine de partiel a ne penser qu’à lui. Il avait intégré tous les circuits de mon cerveau et les avait grillé un à un. Je n’avais plus de forces, il m’en restait juste assez pour espérer encore le revoir. J’ai la sensation de ses mains qui caressent tout mon corps, mon corps étalé sur le sien et mon visage enfoui dans son cou. Et ses baisers. Et sa tendresse. C’est impossible. Il a dit « J’adore quand tu m’embrasses, j’veux plus que tu arrêtes » et il a dit aussi « maintenant tu dois t’occuper de moi ». J’ai pensé qu’il parlait d’un massage, ou de la tendresse qu’il espérait de moi pendant la nuit. Au fond j’espérais que par là il voulait dire qu’on était ensemble et que j’devrais être là pour lui. J’ai refoulé cette pensée. Au milieu de la nuit je me suis pressée contre lui, il a passé son bras autour de moi en murmurant « bébé…viens » comme s’il rêvait d’autre chose, comme si le sommeil endolorissait sa conscience. Et moi je rêvais. Pendant la nuit j’étais sa femme.

.

Quand le soleil a inondée la chambre et qu’on ne pouvait plus faire semblant qu’il était tôt je me suis assise en tenant la couette sur ma poitrine. « Quoi ? » « Rien je te regarde ». J’étais gênée, je n’osais pas rester en place. En souriant je lui ai demandé s’il voulait se lever maintenant. Il m’a rattrapé contre lui en disant « Non… attend un peu ».

.

Je retrouve dans un sourire
La flamme des souvenirs
Doucement un écho
Comme une braise sous la cendre
Un murmure à mi-mots
Que mon cœur veut comprendre

Toute la semaine je me disais que si par miracle j’avais la chance de me retrouver dans cette chambre à coté de lui je déballerai tout ce que j’avais sur le cœur, sans réfléchir, je me détacherai de toute angoisse de le perdre. Mais je n’ai pas pu. J’étais incapable de penser que je n’avais rien à perdre, je ne voulais pas gâcher l’instant. C’est seulement une fois seule qu’en rêve je me vois lui parler aussi librement que dans mon histoire, comme à un frère, comme à un ami…

Je me souviens il me semble
Des jeux qu'on inventait ensemble
Je retrouve dans un sourire
La flamme des souvenirs


Ecrit par nolita, à 13:40 dans la rubrique "Actualités".
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